Pas d’échelle. On ne sait pas ce qu’on regarde. On croit reconnaitre quelque chose. On a une intuition et c’est par l’intuition qu’on invente. Diego Porcel ne nous aide pas, il n’oriente pas, ne donne pas d’explications précises, comme si un mot était déjà un préjugé. Avec lui, on change de direction, on se trompe, on revient sur ses pas pour regarder à coté. Vers l’avant n’est qu’une direction, Diego Porcel s’intéresse à toutes pour être au plus près de la complexité de la nature.
C’est au cours d’une conversation avec un ami scientifique qu’il découvre la théorie des cordes. Une théorie qui ne peut pas être mise à l’épreuve par l’expérience et laisse entrevoir une partie de la réalité invisible à l’œil. Au lieu de nous aider à prédire la nature par la logique comme la science sait habituellement le faire, la théorie des cordes révèle un univers encore plus complexe que celui que nous percevons.
Comment, dans ces conditions, représenter une réalité de laquelle on ne peut avoir une intuition que par les mathématiques?
Comment rendre compte des dimensions supplémentaires que nous promet la théorie des cordes? En définitive, comment décrire de manière logique ce qui ne l’est pas. Diego Porcel répond à travers ses images et nous invite à avoir l’intuition, tel un scientifique, de la réalité.
Caroline Lebrun
